accès Campus

Témoignages

01/12/2009 - Témoignages

HandiFormaBanques Chargé d'accueil de clientèle : Philippe Coustel - Carole Duhen, Responsable et formatrice AFPA

Témoignages de Philippe Coustel, responsable formation Afpa Toulouse Balma tertiaire , et Carole Duhen, formatrice Afpa, extrait de Passerelles,  la lettre n° 11  -décembre 2009.

La formation a commencé le 27 octobre 2008 et s’est achevée le 4 septembre 2009. Quel était le public de cette première promotion ?

Philippe Coustel - Un public très hétérogène en termes d’âge, de niveau de formation, d’expérience professionnelle, de secteur d’activité d’origine… ce à quoi l’Afpa est tout à fait habituée. Nous aidons ces personnes à bien comprendre les exigences du métier. Carole en parlera mieux que moi.

Que faites-vous pendant les dix semaines de préformation, Carole ?

Carole Duhen - J’accompagne des publics qui n’ont peut-être pas tout à fait le profil ad hoc pour entrer directement en formation. Ce sont des personnes fragilisées qui ont besoin de retrouver confiance. Je vise trois objectifs : d’abord, valider leur projet avec elles. Le point fort, c’est l’immersion d’une journée dans chaque banque pour observer le contexte et la pratique du métier.

Ensuite, les aider à réaliser un bilan de leurs compétences et de l’expérience acquise. Pour finir, les accompagner vers le recrutement en les préparant à l’entretien d’embauche. Je constate que l’immersion est plus importante que je ne l’imaginais. Les banques repèrent à cette occasion les recrues potentielles et les candidats se forgent une première impression.

CD - L’immersion en début de parcours dissipe les craintes et encourage les candidats à poursuivre. Quand ils reviennent, nous avons à disposition de quoi travailler de manière concrète.

PC - J’attache une grande importance à la préparation des entretiens de recrutement.

Comment, sans expérience bancaire, le candidat peut-il convaincre un recruteur et le rassurer sur sa capacité à exercer le métier ?

Comme toute entreprise, les banques ont l’habitude de certains profils issus de formations qui leur sont familières. Ce public est nouveau pour elles. Avec Carole, les candidats font en sorte que les banques perçoivent leur potentiel. Ils se préparent aussi à la formation alternée, toujours compliquée parce qu’elle contraint à mener de front la formation et les exigences de développement des compétences dans l’entreprise.

Combien étaient-ils ?

CD - Vingt-deux personnes au départ pour treize postes proposés par les banques. Deux ont démissionné deux jours avant le démarrage parce qu’elles ont trouvé un emploi qui leur convenait. Sur les vingt, treize ont signé un contrat de professionnalisation. Les autres ont été redirigées vers leurs conseillers de Cap Emploi et sont en pourparlers pour une embauche. Il faut savoir que les travailleurs en situation de handicap, dès lors qu’ils démontrent leurs qualités professionnelles, sont très sollicités par les entreprises.

Y avait-il des préjugés à vaincre ?

PC - À l’Afpa, nous ne sommes pas des spécialistes du domaine bancaire, ça n’est pas notre mission. L’important pour nous, c’était d’identifier correctement les attentes pour mettre en oeuvre notre savoir-faire qui consiste à clarifier les postures professionnelles et les pré-requis exigés par le secteur et le métier, en général des compétences de base, liées au comportement.

De plus, tous les candidats ont obtenu leur diplôme de Chargé d’Accueil à l’issue du cursus de formation. Le ressenti des banques est tout à fait positif à l’égard de ces personnes qui sont en général très consciencieuses, voire perfectionnistes, et toujours très impliquées. En tout cas, il n’y a pas eu d’erreur de casting. Les personnes avaient envie d’entrer dans la banque et n’ont pas changé d’avis en cours de route.

Tags : Témoignages Intervenant Formation en alternance Entreprises Candidats alternance Etudiants