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Témoignages

01/02/2009 - Témoignages

Handiformabanques : K. Legrand - S. Palus - Ch. Bousquet, RF/RH et ancien apprenant

Karine Legrand, responsable Ressources humaines au Crédit Mutuel du Centre, Séverine Palus, responsable d’une unité sur un service d’accueil téléphonique et Christophe Bousquet, sélectionné par HandiFormaBanques pour le poste de Conseiller commercial à distance,extrait de Passerelles,  la lettre n° 7  - février 2009.

Comment s’est passée l’opération de recrutement ?

KL - Cette toute première expérience nous a permis de travailler avec différents partenaires et interlocuteurs dans le cadre d’HFB. C’est un énorme travail de groupe tant pour le collaborateur que pour nous, contributeurs. Ce qui m’a le plus marquée, c’est ce travail en commun, nos échanges, la volonté et l’envie partagées d’aboutir à la réussite du projet. Tout cela avec nos cultures respectives, nos propres attentes quant au métier, dont nous avions parfois des approches complètement différentes d’une banque à l’autre…

Sur quels critères recrutez-vous les collaborateurs ?

SP - Nous sommes une entité qui travaille essentiellement sur les appels entrants. Nous avons besoin de personnes ayant l’esprit d’équipe et un caractère très ouvert et, ce qui est pour moi le plus important, capables d’aller vers les autres. Il faut aimer la communication pour faire ce genre de travail. Nous recherchons des gens qui ont envie de progresser et le montrent.

KL - …Sans oublier la dimension commerciale de l’activité.

SP - Bien sûr, c’est l’une de nos spécificités.

Vous correspondez donc au profil, Christophe ?

CB - Ce n’est peut-être pas à moi de répondre. Mais d’après les retours que j’en ai, je crois que oui.

Vous avez commencé votre carrière comme bûcheron. Qu’est-ce qui vous a conduit vers la banque ?

CB - J’ai répondu à l’annonce parue dans La République du Centre. Dans la phase de préformation, j’ai découvert un univers que je ne connaissais pas et qui répondait à mes attentes professionnelles : une structure importante avec une possibilité d’évolution de carrière. J’apprécie aussi l’approche commerciale qui permet le contact avec les clients.

Que va-t-il se passer en avril, à la fin du contrat d’un an ?

KL - Notre objectif, c’est d’amener la personne recrutée à rester dans l’entreprise au terme de son contrat. Pour nous, c’est clair : nous souhaitons que Christophe poursuive l’expérience au sein du Crédit Mutuel.

Quelles compétences êtes-vous en train d’acquérir, Christophe ?

CB - Elles se situent avant tout dans le domaine bancaire. Je dois m’approprier les connaissances et il y en a toujours de nouvelles. C’est vraiment de la formation permanente…Ensuite les compétences commerciales. Mon apprentissage suit son cours car je n’ai pas encore tous les automatismes. Mais je vis beaucoup avec l’équipe dont je partage les challenges ; ça contribue à améliorer l’aspect commercial que je ne pensais pas avoir au début mais que j’ai la volonté d’acquérir. De toute façon, une fois dans un programme de formation, si on ne s’y s’investit pas, ça ne sert à rien. L’essentiel vient du candidat, ensuite c’est du vase communicant, en quelque sorte.

C’est ça, l’esprit d’équipe ?

CB - Oui. Les personnes autour de moi m’aident quand je ne sais pas faire. Chacun est à son poste, seul avec le client, mais nous travaillons ensemble à la réalisation des objectifs communs. Et puis, il y a tout le reste…c’est-à-dire la vie du centre d’accueil.

SP - Le nouveau collaborateur peut s’enrichir du comportemental téléphonique de ses collègues proches et de leurs mots ou expressions, ce qui va lui permettre de monter en compétences. Il en va de même pour les propositions commerciales. Le groupe est notre force mais il faut l’exploiter.

Comment se passe l’intégration du nouvel arrivant ?

SP - J’ai présenté Christophe à chacun en quelques mots, j’ai dit d’où il venait professionnellement, qu’il allait travailler avec nous... J’ai expliqué qu’il ne serait pas là tout le temps compte tenu de son statut d’alternant. Les gens de l’équipe sont très ouverts comme je le disais. Il serait impossible d’être exclu de ce type de groupe de travail.

Jusqu’à présent, d’ailleurs, ça ne s’est jamais produit. Et puis il y a les référents spécialistes de l’assurance, des crédits… donc une diversité dans les formulations des différents intervenants qui a permis à Christophe de s’enrichir des qualités de chacun. C’est aussi cela, l’intégration à l’équipe.

Enfin, je n’oublie pas qu’il apprend le métier et qu’il faut prévoir une phase d’appropriation. Mon exigence n’est pas de même nature, je prends le temps de l’accompagnement. Pour réussir cette approche, j’ai suivi une formation au tutorat.

CB - J’ai apprécié de ne pas être présenté comme l’homme d’un programme pour handicapés. On nous regarde autrement dans ces cas-là, je crois.

Quel handicap, d’ailleurs ?

CB - J’ai subi plusieurs opérations pour des problèmes de dos. Là, tout va bien : l’entreprise a même acheté à mon intention un fauteuil adapté.

Conseilleriez-vous à une personne dans votre situation de suivre la même route ?

CB - Oui, parce que je vis très bien ce choix ! Mais il est nécessaire que la personne veuille s’investir.

L’entreprise est-elle prête à reconduire l’expérience ?

KL - Et comment ! Les partenaires bancaires répondent tous présents pour la prochaine session qui commence au printemps. Même ceux dont l’un des recrutés a échoué ou a abandonné. Je peux affirmer que nous sommes tous partants. L’envie est là. Au Crédit mutuel, nous aimerions recruter cette année 3 personnes.

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